Les meilleurs conseils pour le crédit renouvelable en 2022

crédit renouvelable

On parle de crédit renouvelable lorsqu’un prêteur donne au bénéficiaire une somme d’argent forfaitaire qu’il peut dépenser en totalité ou en partie à tout moment. Au fur et à mesure que l’emprunteur effectue des paiements, cette « réserve d’argent » est reconstituée. Le crédit renouvelable est un type de financement dont il faut comprendre les complexités afin d’en tirer le meilleur parti.

Qu’est-ce que le crédit renouvelable, et comment fonctionne-t-il ?

Le crédit renouvelable, également appelé crédit revolving est un type de crédit à la consommation qui, contrairement au crédit affecté, n’est pas lié à l’achat d’un produit spécifique. C’est un crédit qui permet à l’emprunteur de dépenser l’argent comme il le souhaite, quand il le souhaite.

Un grand nombre de banques et d’organismes de crédit spécialisés le proposent (Cetelem, Cofidis, Sofinco, Floa Bank, etc.). Les clients peuvent l’utiliser pour payer leurs achats dans les supermarchés. Il est souvent associé à une carte de crédit ou de fidélité pour en faciliter l’utilisation.

Le crédit renouvelable fonctionne de manière originale : un fonds est constitué pour le souscripteur, qui peut l’emprunter en totalité ou en partie à tout moment. Dès qu’il en consommme dans cette réserve, l’utilisateur doit payer des intérêts et rembourser le capital sur le montant effectivement emprunté, et non sur le montant total disponible. Au fur et à mesure que l’emprunteur effectue des paiements, la réserve d’argent est rechargée et peut être empruntée à nouveau.

A quoi cela sert-il le crédit renouvelable ?

La carte qui peut être liée au crédit renouvelable peut être utilisée pour effectuer des virements sur le compte personnel de l’emprunteur ou pour effectuer des achats ou des retraits d’argent aux distributeurs automatiques.

Sur une courte durée, le crédit renouvelable peut être utile et raisonnable.

Exemple d’un lave-vaisselle de 400 euros acheté avec un crédit renouvelable : les mensualités sont fixées à 70 euros pour une durée de remboursement de 6 mois et un taux d’emprunt de 20%. Ce crédit (sans assurance facultative) ne coûte que 21 euros d’intérêts, ce qui est un prix raisonnable pour le service rendu.

Le crédit renouvelable peut également être utilisé à des fins particulières ou spécifiques (la terminologie varie selon les sociétés de crédit), avec un taux promotionnel ou même un taux d’intérêt nul. Il s’agit d’opérations telles que « 3 fois sans frais » ou « 10 fois sans frais ». Si les mensualités sont payées à temps, l’emprunteur peut considérer qu’il a fait une bonne affaire grâce au crédit gratuit. Si ces mensualités (ou toutes) ne sont pas payées, le compte sera débité et une utilisation typique du crédit renouvelable sera considérée. Le solde du crédit sera soumis au taux contractuel et devra être remboursé par mensualités dont le montant sera déterminé par le contrat.

Le crédit renouvelable n’est pas conseillé aux personnes ayant des revenus instables. Il doit être remboursé dès que possible et répondre à un besoin précis. Puiser dans cette réserve d’argent est moins coûteux que d’augmenter le découvert bancaire dans cette situation, pour une dépense pas importante imprévue. Le crédit renouvelable, en revanche, ne doit jamais être utilisé pour financer les dépenses courantes. Pensez à effectuer des remboursements anticipés lorsque vous l’utilisez, car il n’y a pas de pénalités pour cela.

Le crédit renouvelable est soumis à un ensemble de règles.

Le crédit renouvelable est un crédit à la consommation soumis à la réglementation des articles L312-1 et suivants du Code de la consommation et disposant d’une section propre.

Avant de prendre une carte de crédit renouvelable, réfléchissez à vos besoins.

Pour commencer, la législation exige que les prêteurs doivent définir le  « crédit renouvelable » uniquement par cette nomination dans leur publicité ou leurs documents commerciaux, à l’exclusion de tout autre terme. En outre, les publicités doivent inclure un exemple de réalisation du prêt, tel qu’un crédit de 500, 1 000 ou 3 000 euros, ainsi que le nombre et le montant des versements. Si le montant du crédit est supérieur à 1 000 euros, le prêteur est tenu d’inclure une proposition de crédit amortissable avec l’offre de crédit renouvelable. Cette dernière doit permettre à l’emprunteur potentiel de comparer les deux offres de manière simple et transparente.

L’établissement de crédit doit informer son client des conditions du prêt (taux, montant et coût total, assurance éventuelle…) et de la portée de son engagement via une fiche d’information précontractuelle standardisée s’il est soumis à une obligation d’information précontractuelle. Il doit également vérifier la capacité d’endettement de son interlocuteur.

Le destinataire dispose de 15 jours calendaires pour répondre après la rédaction et la présentation de l’offre. Passé ce délai, l’offre est nulle et non avenue.

Contrat de crédit renouvelable

Pour accepter l’offre, le consommateur doit remettre au prêteur une copie signée et datée du contrat. Ensuite, il dispose d’un délai de rétractation de 14 jours pendant lequel il peut changer son choix et se rétracter sans avoir à se justifier. Le contrat sera finalisé à l’issue de ces deux semaines.

Le contrat doit préciser qu’il est conclu pour une durée d’un an et qu’il est renouvelable. Il précise également qu’une mensualité ne peut être inférieure à 15 € (quel que soit le montant du crédit emprunté) et que chaque mensualité doit comporter un pourcentage minimum de remboursement du capital. Dans toutes les situations, la mensualité doit être suffisante pour permettre un remboursement dans un délai acceptable. Si le capital restant dû est inférieur ou équivalent à 3 000 € au moment de la dernière utilisation, il doit être remboursé dans les trois ans. Ce délai pourra aller jusqu’à 5 ans s’il dépasse 3 000 €.

La mention  » carte de crédit  » doit être mentionnée en caractères lisibles au recto de la carte lorsqu’une carte bancaire ou de fidélité est affiliée au contrat. Les avantages de la carte ne peuvent être liés aux paiements par carte de crédit. Les conditions dans lesquelles la carte peut être utilisée pour payer au comptant ou à crédit doivent être précisées dans le contrat à l’emprunteur. Il doit également préciser comment le crédit sera utilisé, en indiquant, par exemple, qu’il sera dépensé au moment du paiement de la carte.

Renégociation du contrat

Avant de demander le renouvellement du contrat, le prêteur analyse le FICP (Fichier national des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers). Il doit également vérifier la solvabilité de l’emprunteur tous les trois ans.

Si le prêteur dispose d’éléments indiquant que la solvabilité de l’emprunteur s’est détériorée, il peut restreindre le montant global du crédit ou suspendre la capacité de l’emprunteur à l’utiliser. Il le fait en informant son client à l’avance. Pendant la période de suspension, ce dernier continue à rembourser les échéances selon les modalités convenues. S’il est prouvé que la situation s’est améliorée, le crédit peut être repris à l’initiative de l’emprunteur ou du prêteur.

Le prêteur communique au client les conditions de renouvellement trois mois avant la date d’échéance. S’il le souhaite, le client peut s’opposer jusqu’à 20 jours avant la date de renouvellement en remettant le formulaire joint à la lettre. Si le renouvellement est refusé, il sera remboursé de toutes les sommes dues en vertu des conditions existantes, mais ne sera pas autorisé à faire de nouvelles utilisations.

Si la carte de crédit ou la carte associée n’a pas été utilisée pendant un an et que le créancier souhaite proposer un renouvellement du contrat, il doit le faire par écrit, en indiquant l’identité des parties, la nature de l’opération, le montant du crédit disponible, le taux annuel effectif global, le montant des remboursements par tranche et par fraction de crédit utilisée. Le document doit être retourné signé avec l’acceptation de l’emprunteur. Dans le cas contraire, la possibilité d’utiliser le crédit sera annulée. Le contrat est automatiquement annulé si l’emprunteur ne demande pas la réactivation du crédit dans l’année qui suit la suspension. Cette procédure est censée s’appliquer même si le créancier a déjà facturé les frais de carte.

Des taux d’intérêt trop élevés

Le crédit renouvelable est associé à des taux d’intérêt élevés, qui sont généralement nettement supérieurs aux taux des prêts amortissables (par exemple, les prêts affectés ou les prêts personnels). De plus, le taux est pratiquement toujours modifiable. En pratique, les établissements accordent fréquemment un taux intéressant au moment de la souscription, similaire à celui d’un prêt classique. En revanche, le taux d’intérêt augmente lors des utilisations ultérieures, se rapprochant du maximum autorisé par la loi.

Le taux d’intérêt d’un crédit renouvelable doit cependant être inférieur au seuil de l’usure pour le montant effectivement emprunté. Par conséquent, plus le montant du crédit est important, plus le taux maximal est

bas. En fait, les établissements appliquent généralement des taux d’intérêt qui ne sont inférieurs à ce niveau. Un établissement de crédit qui applique un taux annuel effectif global (TAEG) supérieur au taux d’usure se considère comme un délit défini par le Code pénal.

Avant le paiement, le prêteur envoie un relevé mensuel qui indique le taux débiteur du mois. Si le taux débiteur est modifié, le prêteur en informe le consommateur avant l’entrée en vigueur du nouveau taux. Ensuite, l’emprunteur dispose de 30 jours pour refuser la modification. Si c’est le cas, le droit au crédit de l’emprunteur expire, et le crédit déjà utilisé est remboursé en plusieurs fois, sauf avis contraire de l’emprunteur, et aux mêmes conditions qu’avant la modification que l’emprunteur a refusée.

Le crédit renouvelable est un calcul compliqué.

Avec un temps de déblocage rapide et des mensualités relativement minimes, le crédit renouvelable est simple à utiliser.

Le calcul des intérêts, en revanche, peut parfois être un peu difficile à reconstituer. Les intérêts sont généralement calculés chaque mois sur la base du nombre réel de jours utilisés. Le coût total de ce type de crédit est impossible à prévoir au moment de la signature du contrat car il dépend de l’utilisation de la réserve d’argent.

Il faut également savoir que certains établissements de crédit facturent le déblocage des fonds (quelques euros par demande de fonds), que la demande soit faite par chèque ou par virement. Le montant de ces frais doit être pris en compte dans le calcul du TAEG.

Le coût total de l’utilisation d’un crédit renouvelable dépend du montant emprunté, du fait que le crédit soit assuré ou non, du taux d’intérêt et, surtout, du montant de chaque mensualité (ou du nombre de mensualités), ainsi que des frais de dossier et des frais prélevés lors de la demande de fonds.

Les dangers du crédit renouvelable

Le crédit renouvelable, de par son fonctionnement, peut être très risqué pour les personnes qui ne sont pas suffisamment vigilantes ou informées. Cela peut nous impliquer facilement aux situations de surendettement.

Le crédit renouvelable est présent dans 66,3 % des situations de surendettement, selon l’enquête typologique 2020 de la Banque de France. En revanche, le surendettement est en baisse depuis 2011, date d’entrée en vigueur de la réforme du crédit renouvelable, qui renforce la protection des clients.

Un défaut de paiement important (2 mensualités impayées) sur un crédit renouvelable, comme sur tout crédit, est enregistré dans le fichier des incidents bancaires de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) de la Banque de France.

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